Aller au contenu principal
Libertimax

Récits & témoignages/blog/recit-premiere-fois-club-libertin

Récit : notre première fois dans un club libertin

Publié le · 5 min de lecture · L'équipe Libertimax

Deux mains aux doigts entrelacés sur le comptoir d’un vestiaire.

Le trajet, la porte, le vestiaire, la première heure au bar. Le récit d'une première soirée en club libertin, minute par minute, sans enjoliver. 18+.

Récit composite, écrit à partir de ce que les membres nous racontent et de ce que l'on observe en club. Les prénoms sont inventés ; les situations, non.

Ce qui frappe, quand on écoute des couples raconter leur première soirée en club libertin, c'est que le récit ne ressemble presque jamais à ce qu'ils avaient imaginé. Ils s'attendaient à une épreuve, ils décrivent une soirée. Ils redoutaient d'être happés dès la porte, ils racontent avoir passé une heure au bar à ne rien faire. Voici cette première fois telle qu'elle se déroule réellement, du trajet en voiture au débrief du lendemain matin.

Le trajet, ou la dernière chance de faire demi-tour

Camille et Julien ont mis quarante minutes pour parcourir vingt kilomètres, parce qu'ils se sont arrêtés deux fois. La première pour un café dont personne n'avait envie. La seconde sur un parking, sans raison. C'est l'étape dont on ne parle jamais et qui est pourtant la plus tendue de la soirée : le trajet. On y refait le cadre une dernière fois, on rit trop fort, on dit « on peut encore rentrer » — et cette phrase, prononcée à voix haute par l'un des deux, est probablement la meilleure chose qui puisse arriver à un couple ce soir-là. Elle acte que l'option existe. À partir de là, tout ce qui suit est choisi.

Le conseil que donnent tous les habitués tient en une phrase : arrivez tôt. Un club à 22 h 30 est une salle presque vide où l'on s'installe tranquillement, où l'on repère le bar, les toilettes, l'escalier. Le même club à 1 h du matin est une salle pleine dans laquelle on entre en spectacle. La différence de vécu entre les deux est énorme, et elle ne coûte rien.

La porte : bien moins solennelle qu'on ne le craint

L'accueil demande une pièce d'identité, encaisse l'entrée, explique les règles de la maison en trente secondes et tend deux serviettes ou un jeton de vestiaire. C'est tout. Personne ne dévisage, personne ne commente la tenue, personne ne demande ce qu'on est venu faire. La plupart des couples décrivent ce moment comme « décevant de banalité » — et c'est exactement le compliment qu'il faut faire à un bon accueil. Les clubs vivent de gens qui reviennent : mettre un couple mal à l'aise dès la porte est le contraire de leur intérêt.

On s'attendait à une épreuve. On a eu un vestiaire, un bar, et une soirée.

La première heure : on ne fait rien, et c'est normal

C'est la révélation de presque tous les récits de première fois : il ne se passe rien pendant une heure. On commande un verre, on s'accoude, on regarde. Des couples discutent, certains dansent, d'autres disparaissent dans l'escalier et redescendent une demi-heure plus tard. La salle du bar fonctionne comme n'importe quel bar — la seule différence est que tout le monde sait pourquoi tout le monde est là, ce qui supprime précisément la partie la plus pénible de la drague ordinaire.

Cette heure creuse est la plus utile de la soirée. C'est là qu'on s'acclimate, qu'on se détend, qu'on cesse de se demander si l'on est habillé correctement. Beaucoup de couples qui ont mal vécu leur première fois racontent la même erreur : être montés trop vite, dans les vingt premières minutes, avant d'avoir eu le temps de respirer.

Le premier contact, et le mot qui règle tout

Un couple s'approche, engage la conversation sur un sujet parfaitement anodin — la musique, la chaleur, le prix des consommations. On parle dix minutes. Parfois cela s'arrête là et chacun repart de son côté sans que ce soit un échec ; c'est même le scénario le plus fréquent de la soirée. Parfois la conversation continue, et la question finit par se poser autrement qu'avec des mots.

Le refus, dans ce milieu, se dit avec une économie de moyens qui surprend les nouveaux venus. « Non merci », un sourire, et la personne s'éloigne. Pas de vexation, pas d'insistance, pas de négociation. Cette norme est le socle de tout le reste, et elle est tenue par les clubs eux-mêmes : un homme qui insiste est raccompagné à la porte, et il le sait. C'est aussi pour cela que la première fois se passe mieux en club qu'ailleurs — il y a quelqu'un dont c'est le métier de faire respecter le non.

  • Arrivez tôt : une salle qui se remplit est infiniment plus facile à aborder qu'une salle pleine.
  • Prévoyez de ne rien faire pendant la première heure, et dites-le vous à l'avance.
  • Un seul signal convenu entre vous suffit — un mot, une main sur l'épaule — pour dire « on arrête » sans avoir à s'expliquer.
  • Repartir sans avoir participé est une soirée réussie, pas un échec : la moitié des premières fois se passent ainsi.
  • Le lendemain matin, parlez-en. C'est le vrai moment de vérité du couple, plus que la soirée elle-même.

Le lendemain, la conversation qui compte vraiment

Camille et Julien sont repartis vers 2 h, sans avoir rien fait d'autre que parler avec deux couples et danser. Ils décrivent le trajet du retour comme « euphorique et bavard ». La conversation sérieuse, elle, a eu lieu le lendemain midi : ce qui avait plu, ce qui avait mis mal à l'aise, ce qu'on ferait différemment. C'est cette conversation-là qui détermine s'il y aura une deuxième fois — beaucoup plus que la soirée elle-même.

Le point à ne pas escamoter : dire aussi ce qui a légèrement gêné, même si c'est minuscule, même si l'on a peur de gâcher un bon souvenir. Les couples pour qui ça se passe mal sur la durée sont presque toujours ceux qui ont tu les petites gênes du début, jusqu'à ce qu'elles deviennent grosses.

Préparer sa première fois sans se précipiter

Rien n'oblige à découvrir un club le soir même où l'on découvre le milieu. Sur Libertimax, vous pouvez d'abord échanger à distance avec d'autres couples, poser vos questions à des gens qui sont passés par là, et consulter l'annuaire des clubs pour choisir une adresse dont l'ambiance vous ressemble — un petit club de centre-ville n'a rien à voir avec un grand sauna. L'agenda des soirées indique les dates réservées aux couples, souvent les plus confortables pour une première. Réservé aux personnes majeures (18+).

Informations indicatives — horaires, tarifs et conditions d'accès à confirmer auprès de chaque établissement. Réservé aux personnes majeures (18+).

À lire ensuite

Envie de sauter le pas ?

Inscription gratuite, sans carte · Pseudonyme · Les clubs et soirées près de chez toi